Aide à l'exploitation agricole

Les agriculteurs qui exploitent les Hauts de la Riviera sont les principaux acteurs de la conservation des prairies à narcisses. Il s'agit donc d'intégrer progressivement la sauvegarde des narcisses dans les exploitations. Le Canton de Vaud a une disposition légale, la loi ECOPREST, qui permet de compléter les contributions de la Confédération pour les prestations écologiques requises. Il s'agit d'un encouragement financier à la préservation de surfaces marginales du point de vue agronomique mais dignes d'intérêt du point du vue écologique. D'autre part, en redonnant une valeur marchande à la fleur de narcisse coupée (vente de bouquets), des agriculteurs pourront trouver une source de revenus compensant l'extensification de leurs parcelles.

  • Rencontre avec les agriculteurs pour la préparation des contrats ECOPREST
  • Recherche d'agriculteurs intéressés à reprendre l'exploitation de terrains actuellement en friche
  • Développement des filières de commercialisation des narcisses
  • Information du public sur les pratiques agricoles en faveur de la sauvegarde des narcisses
  • Création d'un label « Narcisses Riviera » pour les produits agricoles de la région
  • Elaboration d'une conception paysagère régionale
Contraste entre un pré préservé et un pré en exploitation intensive

Contraste entre un pré préservé et un pré en exploitation intensive.

La loi ECO'PREST

La politique agricole actuelle, avec l'article 31b de la loi sur l’agriculture, encourage financièrement l'extensification de l'agriculture. Les agriculteurs sont désormais tenus de consacrer une partie de leur domaine agricole en surfaces dites de compensations écologiques. Ils ont alors droit à des paiements directs. Ce principe des prestations écologiques requises (PER) intègre donc une fonction de protection de l'environnement dans l'agriculture.

Le Canton de Vaud, à l'instar des autres cantons, propose une compensation financière pour les terres agricoles à haute valeur biologique : prairies riches en fleurs rares et prés humides par exemple. Ces milieux sont peu productifs et donc financièrement peu intéressants.

Pour compenser le manque à gagner qui découle d’une exploitation peu productive, la loi cantonale vaudoise sur les « contributions pour des prestations de caractères écologiques dans l'agriculture (loi ECO'PREST) » a été édictée en 1993. Son but est d'appliquer l'ordonnance fédérale relative à l'article 31b. Le principe est d’établir avec les agriculteurs des contrats de gestion pour des durées de 6 ans.

L'octroi des indemnités est basé sur :

  • L'intensité de l'entretien à exercer pour conserver les milieux (une prairie fauchée vaut plus qu'un pâturage)
  • L'altitude (une prairie maigre en plaine a plus de valeur qu’en montagne où elles sont encore fréquentes)
  • La valeur biologique du milieu (présence de plantes tels les narcisses ou les orchidées, présence d'éléments paysagers tels les ruisseaux, les haies ou les sols humides)

Chaque objet de valeur biologique compte pour 150 francs par hectare et par année. Les prairies à narcisses avec des orchidées, situées dans une zone marécageuse et entourées de bosquets donnent droit à 450 francs par an, si elles sont fauchées tardivement.